MacBeth
Théâtre industriel

Synopsis :

Macbeth, c'est l'histoire d'un homme victime de la folie des grandeurs qui mourra pour rester roi. C'est une tragédie. Du sang, du sang et encore du sang. Et une sorcière, une Lady, un Banco et un Macduff qui tournent autour du héros-pantin. Un côté rock'n roll. Une pièce de malheur disent les Anglais, qui n'osent m me pas en prononcer le nom. Une histoire proche de nous pourtant, de par ses thématiques, ses personnages aux envies bizarrement actuelles, il suffit de se pencher sur certaines histoires politiques d'aujourd'hui. Parce que c'est proche de nous, parce que la superstition des Anglais ne nous fait pas peur, parce qu'on aime le côté punk et déjanté de Macbeth, on va vous y plonger. Pas en costumes du XVIe, mais en bleu de travail. Et avec des effets spéciaux dignes des plus grands films hollywoodiens revus à la sauce des Monty Pythons.

Spectacle pour la rue et pour la salle A partir de 12 ans, d’une durée de 75 minutes

Création 2008 Coproduit par le festival des 24 Fenêtres d'Uffoltz. Avec le soutien de la région Alsace, du conseil général du Haut-Rhin, de l'Agence Culturelle d'Alsace, de la ville de Mulhouse.

  • Mise en scène : Lazarus Pascal
  • Dramaturgie : Geerinckx Vinciane
  • Stagiaire scénographe : Herve Céline
  • Musique : Matarasso David
  • Avec : Pascal Lazarus, David Matarasso et Florie Abras, Mikaël Sladden, Dorothée Schoonooghe et Jérémie Vanhoof

Principe :

Du théâtre dans le théâtre

L'illusion théâtre n’est pas le principe de base du travail mené ici. Au contraire, les comédiens sont davantage mis en avant que les personnages, pour plusieurs raisons. La premiére étant que tous les comédiens sont apparents tout au long du spectacle. En deuxième lieu, les comédiens font tantôt de l'interprétation de personnage, tantôt de la technique pour soutenir le jeu de leurs partenaires. Cette technique est aussi visible pour les spectateurs. Elle fait entièrement partie du spectacle, de la mise en scène. Troisièmement, l'interprétation d'un personnage n'incombe pas à un seul comédien mais bien à plusieurs d'entre eux. Ainsi, tout au long de la pièce, les acteurs change et s'échange les rôles. Nous nous éloignons donc de l'illusion pour nous rapprocher d’avantage d'une mise en abîme théâtrale, de l'idée de théâtre dans le Théâtre afin que le jeu, la joie du jeu de l'acteur soit mise en avant. Nous misons sur l'idée qu'en privilégiant ce jeu, nous emporterons davantage le public qu'en nous en tenant simplement à une interprétation plus classique de l'histoire de Macbeth.

Une réécriture et une modernisation du texte

Pour respecter la dynamique que nous recherchons, nous avons découpés et moderniser la pièce en nous basant sur la traduction de François-Victor Hugo. En plus d'être revus, tous les éléments de ce texte ne seront pas repris dans cette adaptation, certaines partis sont ôtées afin que texte et mouvement s'accordent. Le sens n’est pas pour autant modifié.

Le KINO

Créé en 1999 à Montréal, le Kino, principe cinématographique issu d'un simple pari entre amis, consiste à « faire bien avec rien, faire mieux avec peu et le faire maintenant ! ». Tournés et montés en 48 heures, des centaines de films Kino ont été présentés depuis.

Nous avons adapté ce principe au théâtre pour éviter toute monotonie, pour que la pièce cible soit sans cesse renouvelée.

Ainsi, la mise en scène de base est modifiée dans chaque espace de représentation de sorte que toutes les opportunités de celui-ci pour servir l'histoire sont entrevues et exploitées au mieux. Les mouvements, déplacements et tous les objets et machineries prévus à la base durant la création pourront donc changer de lieu en lieu.